(cathédrale de Toul - 25 octobre 2008)
... Bernadette dit dans un souffle :
"j'ai vu une lumière, et puis une fille habillée de blanc, avec une ceinture bleue, et une rose jaune sur chaque pied."
.. "mon Dieu ! comme j'aimerais retourner à la rive de Massabielle !"
(qui est cette demoiselle ? )
Bernadette avança, son matériel d'huissier en mains, et, se hissant sur la pointe des pieds, fit effort pour le déposer sur le bord de la grotte .
"Mademoiselle, voulez-vous avoir la bonté de mettre votre nom par écrit ?"
Les deux femmes guettaient. Bernadette se tourna vers elle :
"La petite demoiselle s'est mise à rire !"
Est il possible que nos sottises, lorsqu'elles dénuées de méchanceté, fassent rire le ciel ? Mais, aussitôt après, l'expression du radieux visage s'assombrit et, pour la premièe fois, Bernadette
entendit la voix de la Fille blanche :
"Ce n'est pas nécessaire. Voulez-vous avoir la gentillesse de venir ici pendant quinze jours ?"
"J'y viendrais si on me le permet."
"Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde mais dans l'autre..."
Et la Fille blanche, dans un halo du lumière qui éblouissait doucement, s'éleva vers la voûte et disparut.
Bernadette
de Marcelle Auclair
13
Mercredi 5 novembre 2008
Que faites-vous lorsque vous devez prendre une décision ? Il peut être pénible de choisir sa voie, d'abandonner un
chemin qui prouve être un cul-de-sac, mais où l'on a tout de même ses petites habitudes, pour se lancer dans l'inconnu.
Donc, que faites-vous ? La plupart des gens demandent conseil, hésitent, tremblent, s'inquiètent, pèsent et soupèsent, réfléchissent ou croient réfléchir. En ces cas-là, nos émotions mènent un
tel tapage qu'il serait miracle que nous jugions sainement, et, malgré nos réflexions, il nous arrive souvent de nous tromper. C'est en ces circonstances que l'intuition a son rôle à jouer, mais,
dans ce tintamarre, la voix de la pauvre petite ne peut se faire entendre.
La sagesse est de se détendre, de s'abstenir pendant quelques heures ou quelques jours de réfléchir, de faire silence en soi tout en sachant bien que la paix de l'esprit dépasse
toute intelligence, et que c'est en lui seul que vous trouverez réponse et solution.
Efforcez-vous d'être disponible pour ce qu'il y a de mieux, et soyez attentif : des signes viendront, si vous les demandez à ce que vous appelez peut-être Dieu, enfin à cette
force créatrice qui ne nous malmène que lorsque nous désobéissons à ses lois. .. Si vous restez ouvert, décidé à obéir, quelque chose vous désignera la bonne solution.
Marcelle Auclair
20
Mercredi 15 octobre 2008
Lorsque j'étais enfant, ma grand-mère avait un joli mot pour répondre à des exigences excessives : "Tu auras un petit rien
du tout tout neuf, bordé de jaune." Eh bien ! ce petit rien du tout était devenu dans mon imagination quelque chose de ravissant ! De ce rien, il naissait sans fin des merveilles.
...
Pour dénuée d'espoir que nous semble notre existence, pour pauvres que nous sommes en moyens, en possibilités, de ce peu, de ce rien, il nous est toujours permis de faire quelque chose dont la
beauté dépasse notre entendement ; mais ayons pour but initial de nous construire, nous, et, à l'aide de ce bon outil, de construire notre vie.
...
Donner au moindre petit rien du tout le nom de bonheur, c'est déjà être heureux ; cette semence infime de joie devient un arbre et l'arbre une forêt.
D'ailleurs, n'avons nous pas été créés de rien ? Nous sommes une pensée de notre créateur. Créée à son image, notre pensée crée. Elle crée de rien.
Application :
Vous ne voyez rien d'heureux dans votre vie ? D'abord, vous avez mal regardé ; en regardant bien on trouve toujours un élément positif. ... Quand bien même vous ne verriez rien de bleu à votre
horizon, dites-vous, répétez-vous, que de ce rien vous pouvez faire quelque chose. Et vous le ferez ....
Marcelle Auclair
Le livre du bonheur
Nymphe (palais de Tokyo Paris) avec l'inscription .. Tout l'amour d'une mère tient dans une .....
Il m'est arrivé de ne pas obéir à une intuition précise : toujours il m'en a cuite.
Voici l'un des cas : j'avais promis à deux de mes petits enfants d'aller les voir à la campagne et d'emmener une petite fille de dix ans jouer avec eux. Ce matin-là, je me réveillai avec un
sentiment très net :"Ne sors pas en voiture aujourd'hui." Je le dis à ma mère : - "tu ne vas pas causer cette déception aux enfants" dit-elle...
Là-dessus, un de mes fils me téléphone :
"Ne va pas à Saint-Nom. C'est une idée que j'ai eu.. Cela peut te sembler bizarre..."
Cela ne me semblait pas bizarre, mais... (Ah ! les "mais" ! quel mal ils nous font !) il y avait Aline, Thierry, leur amie Sabine, qui se faisaient une telle fête de cette rencontre !
Nous partîmes, après déjeuner. Je voulais prendre la route habituelle, qui évite Versailles. Mais la petite Sabine n'avait jamais vu le palais de Louis XIV. A contre coeur, je changeai
d'itinéraire.
C'est là, en traversant cette ville, qu'à un passage clouté une dame descendit du trottoir en regardant derrière elle et se précipita sous ma voiture. Elle ne fut blessée qu'au pied, mais que
d'ennuis s'ensuivirent ! Alors si j'avais obéi à l'ordre précis qui m'avait été notifié deux fois, rien ne me serait advenu.
On peut objecter que l'appréhension que j'avais a fort bien pu bloquer mes réflexes : pourtant, j'allais à une extrême lenteur, et j'ai freiné immédiatement sur place. La
blessée a déclaré elle même s'être précipitée sur la chaussée en regardant derrière elle... C'est donc son inattention et son mouvement brusqué qui ont provoqué l'accident. Si je n'avais
pas été là, mais chez moi, elle se serait probablement fait cueillir par quelqu'un d'autre... L'Esprit qui est en moi voulait m'éviter d'être l'instrument d'un évènement
fâcheux.
J'ai juré, mais un peu tard, qu'on ne m'y reprendrait plus.
Ne croyez pas que cette attention à notre voix intérieure, à ses commandements, puisse rendre inquiet, hésitant, pusillanime ; je l'ai dit dans le bonheur est en vous : lorsqu'on
a entendu deux ou trois fois dans sa vie ces ordres de notre "plus secret conseil", lorsqu'on leur a obéi, ils se manifsentent avec une telle force et une telle clarté qu'on ne peut les confondre
avec une idée en l'air. Non seulement ils sont précis, péremptoires, mais il s'ensuit un déploiement de forces pour accomplir ce qui nous est demandé.
Si nous voulons pouvoir compter sur ces mises en garde, sur ces directives, il faut obéir, non seulement sans discuter, mais sans hésiter.
application : efforcez-vous de distinguer vos intuitions des idées qui vous passent par la tête. Soyez patient, vous saisirez un jour la différence...
Le livre du bonheur
Par hasard, je suis tombée sur cette page ... et moi aussi en m'efforçant de ne pas téléphoner à quelqu'un qui m'est
très cher, en écoutant cette petite voix, en attendant... l'appel est arrivé dans la journée me rassurant sur mes inquiétudes ... mais bien sûr qu'il t'aime ...me suis je dit - simplement chacun
a sa façon d'être et de s'exprimer.
Le petit ange de Jean Effel
Le dessinateur Jean Effel publia pendant la guerre une série de dessins intitulée :"le petit ange". L'un des dessins montre un aviateur qui vient de lâcher une
bombe. Le petit ange la saisit et à tire-d'aile la rapporte au bombardier : "Monsieur, vous avez perdu quelque chose".
Si nous méritons d'avoir auprès de nous un petit ange - c'est-à-dire, si nous sommes tellement branchés sur les ondes de l'amour, de la pensée positive -, il en sera ainsi des pensées de haine et
de destruction que des gens peu aimables émettent à notre adresse : la bombe reviendra à son propriétaire, et elle éclatera dans ses mains. L'amour est notre garde du corps, le pardon est
notre protecteur. Mais attention ! La précision des lois de l'esprit est telle que si vous n'agissez ainsi que dans l'intention secrète de
réserver à vos ennemis un petit chien de votre chienne, l'effet sera nul ; l'or pur seul a cours dans le monde de l'esprit, les faussaires ne peuvent y écouler leurs jetons.
Il est bien entendu que, de par cette loi, les pensées hostiles, les paroles violentes que nous émettons à l'égard de nos semblables nous reviennent d'autant plus qu'elles les ont atteintes et
blessés. Telle est la loi du choc en retour.