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Etroite et cachée est la porte qui s'ouvre sur l'intérieur ; innombrables les préjugés, les partis pris, les opinions, les craintes qui en interdisent l'accès.
Ce qu'on attend, ce sont de grands programmes politiques et économiques - précisément ce qui a toujours enlisé les peuples. C'est pourquoi parler des portes cachées du rêve et du monde intérieur
rend un son si grotesque.
Qu'espère donc cet idéalisme nébuleux en face d'un programme économique gigantesque, en face des problèmes - des prétendus problèmes - de la réalité ?
extrait de "l'homme à la découverte de son âme"
de CG JUNG
par durgalola
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J'ai reçu il y a peu de temps une lettre d'une patiente décrivant la transformation nécessaire en termes simples mais pertinents. Voici ce qu'elle dit
:
"Du mal il m'est sorti beaucoup de bien.
En demeurant calme, en ne réprimant rien, en étant attentive, et, ce qui va avec le reste, en acceptant la réalité - les choses comme elles sont et non comme je voudrais qu'elles soient -, il
m'est venu des connaissances singulières, et aussi des pouvoirs singuliers, tels que je n'aurais jamais pu me l'imaginer auparavant.
Je pensais toujours que si l'on acceptait les choses, les choses nous dominaient d'une manière ou d'une autre ; mais en
réalité, il n'en est rien, c'est seulement en les accueillant qu'on peut fixer sa position par rapport à elles.
Désormais je jouerai donc le jeu de la vie en acceptant ce que la journée et la vie m'apportent à tout instant, bien et mal, soleil et ombre qui alternent d'ailleurs constamment,
et en même temps j'accepte aussi mon être propre avec ce qu'il a de positif et de négatif, et tout devient plus vivant.
Que j'étais donc sotte ! et comme je voulais obliger toutes choses à aller à mon idée."
Carl Gustav JUNG
extrait de Commentaire sur le mystère de la fleur d'or
par durgalola
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la maison de CG JUNG
Il achète un terrain près de Zurich au bord du lac en 1922 et commence la construction de sa maison dès 1923.
Il y séjourne durant la fin de sa vie, au moins la moitié de l'année.
"C'est une hutte... que je voulais construire, une demeure correspondant aux sentiments primitifs de l'homme.
Dès le début, la tour fut pour moi un lieu de maturation - un sein maternel ou une forme matrnelle dans laquelle je pouvais être à nouveau comme je suis, comme j'étais, et comme je serai.
A Bollingen, je me trouve dans l'être qui est le plus authentiquement moi-même, dans celui qui me correspond.
J'ai renoncé à l'électricité et j'allume moi-même le foyer et le poële. Il n'y a pas non plus d'eau courante ; il me faut aller à la pompe moi-même. Ces travaux simples rendent l'homme simple et
il est bien difficile d'être simple.
A Bollingen, je suis plongé dans le silence et l'on y vit in modest harmony with nature."
par durgalola
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