Je vous remercie pour tous vos commentaires qui montrent notre diversité... quelle richesse !!
Pour finir, une dernière anecdote... les amis de mes parents nous avaient invité près de Nancy, dans leur famille pour rencontrer des étudiants et des adultes venus de Paris, si je me
souviens bien des étudiants et quelques adultes qu'ils cachaient... à 14 ans, c'était mystérieux et passionnant. Je me souviens surtout de leur fille très jolie et d'environ 18
ans qui plus tard est partie avec eux à Paris.... quelques années plus tard, René Allio s'inspira de la vie de la maman de cette jeune fille pour tourner le film Rude Journée pour une Reine
(1973) avec Simone Signoret.
en mai 68 je n'avais même pas un an alors m'en souviens absolument pas ... bisounours z'ours
7 ans ne laisse pas beaucoup de souvenir si ce n'est la toile de tente plantée sur le bord du chemin et les ouvriers qui relayaient pour passer les nuits ....
(Jean-Jacques)
Il était une fois, alors que j’avais 18 ans, une
jeunesse qui rêvait sur des poèmes de Boris Vian, qui écoutait chanter sa Liberté, qui vibrait au son des guitares, lorsque John Lennon, le chanteur
des Beatles, parlait d’une Révolution qui serait une Evolution vers un monde de Paix et d’Amour… Méditations … Avec le temps, tout s’en va … Les souvenirs sont pourtant encore brûlants. Qui
pourrait oublier la passion qui a animé nos cœurs ? Les refrains de nos chansons sont encore dans nos têtes de bois, solides comme des rocks. C’est extra, disait Léo Ferré, Mick Jagger
hurlait, Bob Dylan rêvait et Julien Clerc aussi … Moi aussi !
Au cours des années 60, les profondes mutations de
l’économie française suscitent des inquiétudes et des aspirations nouvelles surgissent… Les événements de Mai 68 vont les catalyser.
La révolte des étudiants et les nombreuses vagues
de grèves ouvrières iront jusqu’à provoquer des affrontement avec les Forces de l’Ordre. Daniel Cohn-Bendit , dit « Dany-le-Rouge », en tête des manifestants se heurte aux policiers à
St Germain des Prés. Des barricades s’élèvent devant la Sorbonne. Les accrochages avec la police embrasent le Quartier Latin. Des manifestants osent
chanter l’Internationale sur la tombe du Soldat Inconnu. Une délégation d’étudiants contestataires demande à être reçue par Christian Fouchet, alors Ministre de l’Intérieur. Des révolutionnaires,
drapeaux rouges en tête, viennent prendre position derrière les barricades…
Le Peuple de Paris se prend de sympathie pour les
manifestants. Les forces de l’ordre doivent alors barrer les ponts de la Seine et lancent des gaz lacrymogènes. Des combats acharnés se déroulent dans
les rues, des voitures sont incendiées, et les cocktails Molotov jettent la terreur.
Pourquoi tout cela ? Parce qu’on croyait que
tout était possible, que tout allait changer… Cette explosion de colère n’était pourtant nullement « spontanée » au sens où elle serait venue de « nulle part ». Bien au
contraire, elle avait de nombreux signes précurseurs, et toutes les raisons d’être. Les causes du conflit s’étaient enracinées profondément dans la société française qui n’en pouvait plus, il
fallait que çà explose, et que çà dise pourquoi !
Les étudiants avaient de quoi se révolter, les
amphithéâtres étaient archi-bondés et vétustes, leurs études ne débouchaient sur rien, et le système de diplômes créait des injustices flagrantes.
La guerre du Vietnam et l’impérialisme américain
révoltaient la jeunesse. Les travailleurs d’usine et la masse ouvrière toute entière percevaient des salaires de misères pour des semaines de travail allant jusqu’à 52
heures.
L’étincelle de Mai est partie de la Faculté de
Nanterre, et les protestations pour le Droit aux Libertés se font entendre encore aujourd’hui … N’est ce pas ?
Mai 68 n’était pas la Révolution, mais elle aurait du l’être !
Marie
Luce
After rain and tears, the sun shine ?