Réduit au plus ténu du souffle
Etre pure ouïe
Et faire écho en silence
Au respir des sycomores
Quand l'automne les pénètre
De son haleine d'humus et de brume
A la saveur de sel après larmes
Réduit au plus ténu du souffle
Abandonné au rien, au change
Au rien de moins qu'échange
Là où voix est voie
Et voie voix
Là
est
François CHENG
Qui dira notre nuit
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Publié dans : faiseurs de mots
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Mardi 13 octobre 2009
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